vendredi 20 février 2009

Les étudiants de la filière Lettres Modernes en grève.


Aujourd'hui, la majorité des étudiants en Lettres Modernes s'est mise en grève, rejoignant le mouvement initié par les étudiants de troisième année de Lettres Modernes quelques jours auparavant. Voici le texte qu'ils souhaitent faire parvenir à l'ensemble de la communauté universitaire.


Nous, la majorité des étudiants de lettres modernes de l’université du Havre (Licence 1, 2 et 3), syndiqués ou non-syndiqués, déclarons avoir voté la grève reconductible le vendredi 20 février 2009 jusqu’au lundi 09 mars 2009. Nous espérons que l’ensemble des étudiants de l’université en fassent de même. Notre but est de lancer un mouvement universitaire et social représentatif de la mobilisation nationale. Nous rappelons dès lors nos revendications :
  • Le retrait de la réforme de la formation et des concours de recrutement des enseignants du primaire et du secondaire dite la « masterisation »
  • Le retrait du projet de décret sur le statut des enseignants-chercheurs.
  • L'abandon des suppressions de postes
  • Le retrait du projet de contrat doctoral
  • Le non-fléchage des moyens financiers (au détriment des IUT)
  • La cessation de la restriction des budgets

Estimant que toutes ces réformes résultent d’une même logique, nous faisons le lien entre celle-ci et le fait que le gouvernement n’accorde pas de moyens pour régler les problèmes de précarité et de pauvreté qui touchent les étudiants. Nous exigeons des réponses concrètes.
De plus, nous demandons vivement à nos professeurs de respecter notre droit de grève et de ne pas faire cours quand bien même même les étudiants non grévistes minoritaires souhaiteraient y assister.

Nous nous joignons à l’AG d'établissement qui se déroulera le mercredi 11 mars 2009 à 12h en amphi Manneville.

18 commentaires:

Pauline Horellou a dit…

Je tiens à préciser -pour que les choses soient bien claires- que grève ne signifiait en aucun cas vacances anticipées ! Bien au contraire! En L3, nous étions à la FAC dès 8h ce matin et nous sommes allés à chaque début de cours prévenir le professeur que nous étions en grève. Aujourd'hui a été un 'tournant' car TOUTE notre promo a décidé de se mettre en grève mais nous étions déjà quelques uns à être véritablement mobilisés, et ce depuis plusieurs semaines. En espérant que tout cela continue.. :D Si d'autres filières pouvaient s'y mettre, ce serait bien :)

Pauline Horellou, 3e année de Licence de Lettres Modernes

Josépha a dit…

Il est clair qu'il ne faut pas associer grève et inaction. C'est plus qu'un investissement mais il vaut le coup. En espérant que cette décision donnera des idées aux autres...

Etienne a dit…

Tout à fait d'accord avec ce qui vient d'être dit chères camarades ! En tout cas, il est clair que ça fait plaisir de voir que le mouvement prend de l'ampleur et que la majorité des L1 et des L2 de Lettres nous suivent ;) On se retrouve bien sûr tous à la rentrée !!!

Brendan a dit…

Je vous rejoins tout à fait sur ces points. Étienne, tu as raison, le plus important est de nous retrouver à la rentrée…

Marie Charlotte a dit…

Oui, mais en attendant, il y a bien sûr les vacances où il faudra agir à notre manière.
En plus des actions déjà prévues, une partie des L3 a prévu de se réunir pendant les vacances pour créer de grandes affiches pour les futures manifestations en prévision. Nous nous réunirons dans un lieu public ( si le temps est avec nous =D ), pour nous montrer et attirer l'attention ;D
Que tous ceux qui veulent se joindre à nous se fassent connaître pour que nous leur donnions des informations, vous êtes les bienvenus ( étudiants de lettres ET étudiants des autres filières bien entendu ) !!!

Anonyme a dit…

Bien sûr , alors vous croyez que les autres filières ont envie de foutre en l'air leur semestre 2 ? C'est vrai qu'en 3eme année de Licence, on a que ça à faire, d'être "gréviste" ! En plus c'est facile d'être gréviste quand on est étudiant, hein, au moins vous vous asseyez pas sur votre salaire !
Vous avez remarqué que les Masters sont pas en grève ? Comme quoi le mouvement c'est surtout les Licence qui en ont rien à faire de perdre leur année !
Franchement entre les profs qui font pas cours, ou qui bloquent nos notes, vous croyez pas que c'est suffisant ? Faut-il VRAIMENT que vous rajoutiez encore des problèmes ?
Pourquoi ne peut-il plus y avoir d'année universitaire sans grèves, blocages, rétentions des notes, etc ... ?

Anonyme a dit…

Genre Sarko&Co vont se sentir concernés par la mobilisation des L3 Lettres Modernes de l'Université du Havre !

Anonyme a dit…

Je suis étudiante en Lettres et non-gréviste.Ma promo a voté la grève à 12 voix contre 4 hier, j'aimerais bien qu'on prenne en compte mon choix...Je voudrais simplement préciser que je n'empêche personne de faire grève, c'est qqch qui engage chacun de vous et qu'on ne peut pas vous refuser, mais je trouve pas ça très respectueux de demander aux profs d'annuler leurs cours pour ne pas vous "pénaliser".C'est à vous de vous adapter à la situation et pas aux non-grévistes...Je trouve votre position un peu facile, pourquoi ne pas assumer jusqu'au bout?J'ai bcp de mal à vous comprendre...

Vivian a dit…

Bonjour à tous.

D'une part, je voulais souligner le fait que l'heure et le lieu du rendez vous de lundi pour aller informer nos camarades, et pour vote la poursuite de la grêve n'ont, semble-t-il pas été fixés, ou ne sont pas parvenus à tout le monde ...

D'autre part, pour répondre au dernier commentaire, je soulignerai le fait que quand un étudiant se met en grêve individuellement, il ne peut exiger de sa promo de ne pas faire cours. Cependant, ce qui a été voté à chaque fois à une large majorité est le fait QU'UNE PROMOTION SE METTE EN GREVE. Donc, quand bien même on a voté contre, je pense qu'il est logique de reconnaitre que le vote portait sur le fait qu'une promotion soit en grêve, et qu'il n'y ait donc pas cours. De plus, faire cours à 3 revient de fait à pénaliser la majorité des étudiants grêvistes, à l'inverse du fait de décaler les cours. Par ailleurs, n'ayez pas peur d'un décalage des cours et n'agitez pas le spectre des cours en juillet, dans la mesure où, si cette grêve durait, on pourrait gagner une ou deux semaines en mettant des cours sur les heures de creux à la reprise, et qu'il parrait très peu réaliste qu'une grêve commenceant le 8 mars (à la rentrée) entraîne une suspension des cours de 3 mois, l'année se terminant théoriquement en mai ...

A très bientôt.

Vivian, étudiant en L2 Lettres

Josépha a dit…

Bonjour,

On ne se porte pas gréviste pour le plaisir! C'est une décision réfléchie qui ne rime pas avec glandage! J'assume parfaitement le fait d'être géviste et du danger qui est encourru face à la finalité du semestre...et de la licence en elle même.
On ne rajoute pas des problèmes, on montre plutôt notre mobilisation et notre solidarité face au mouvement national.
J'accepte parfaitement que certains ne se sentent pas concernés, mais je n'accepte pas qu'ils insinuent qu'on se fiche de notre année... bien au contraire, on se préoccupe de notre avenir.
Aussi, nous demandons aux profs d'être conciliants dans la mesure où ils sont la plupart en LM mobilisés. Après, personnellement si un prof décide de faire cours,je le rattraperai sans discuter...

Anonyme a dit…

@ Vivian : je suis pas d’accord concernant l’histoire de ne pas pénaliser les étudiants grévistes. Si les profs décident de ne pas assurer leurs cours, ok, vous ne serez pas pénalisés, par contre les étudiants non-grévistes le seront d’une certaine manière. Au final, tout le monde finit par se pénaliser!
Je m’inquiètes absolument pas en ce qui concerne des possibles rattrapages de cours en juillet ou fin juin, on sait tous très bien que c’est vraiment peu probable que ça arrive, en revanche si la grève venait à se prolonger je doute que les profs puissent rattraper tous les cours ratés. Ils ne traiteront donc que l’essentiel et n’assureront pas le programme prévu, or c’est bien pour recevoir les enseignements que je suis inscrite à la fac. En payant des frais d’inscriptions, la fac s’est « engagée » à me les fournir dans leur entier, le « contrat »  ne sera donc pas rempli, je trouve pas ça normal. Enfin c’est comme ça que je vois la chose.

En réponse au dernier commentaire, je voudrais préciser que personnellement je n’associe pas systématiquement grève et glandage. Beaucoup d’étudiants en grève se sentent réellement impliqués et concernés par ce qu’il se passe actuellement, mènent des actions, se bougent, etc, mais je suis désolée de constater tout de même qu’il y une partie non négligeable des étudiants grévistes qui disent soutenir l’enseignement alors qu’ils sont eux-mêmes les moins assidus en cours… On peut bien me rétorquer que je suis pas dans leur vie, qu’ils ont peut-être de bonnes raisons, qu’ils travaillent, ou autre, mais dans l’ensemble, c’est quand même simplement du séchage. Après chacun fait ce qu’il veut, mais que ceux là même viennent crier haut et fort qu’il faut défendre coûte que coûte l’enseignement supérieur, je trouve ça vraiment gonflé et moyennement crédible!

Enfin bref, vaste débat sans fin tout ça…

S. Faubert a dit…

En tant qu'enseignante je souhaite manifester mon entière solidarité avec les étudiants grévistes de Lettres. Je ne ferai aucun cours tant qu'ils seront mobilisés car je pense effectivement que je n'ai pas à les pénaliser alors qu'ils se battent pour une cause que je trouve juste, sachant que si nous obtenons satisfaction tout le monde profitera de notre succès : l'université, et particulièrement celle du Havre, est actuellement grandement en danger, les étudiants ont tout à perdre d'une réforme comme celle de la formation des maîtres (masterisation) par exemple. Je suis également extrêmement admirative du sens de la responsabilité de tous ceux qui prennent part à ce mouvement : personne ne perdra son deuxième semestre, nous mettrons tout en œuvre pour que l'année se finissent dans les meilleurs conditions pour tous. C'est un moment particulier il est vrai mais reportez-vous à ce qui s'est passé les années précédentes, aucun étudiant n'a été pénalisé par le mouvement.
Par ailleurs, je suis extrêmement choquée par l'amalgame mensonger qui est fait dans certains commentaires entre étudiants mobilisés et étudiants fumistes.
S. Faubert, enseignante en littérature espagnole.

Anonyme a dit…

il y a une chose qui ne changera jamais: les étudiants en droit ! alors qu'on est contre les réformes voulues, on reste très méfiants envers les modes d'actions, quels qu'ils soient... peut-être à cause des dérapages d'extrémistes des années passées...

Vivian a dit…

"En payant des frais d’inscriptions, la fac s’est « engagée » à me les fournir dans leur entier, le « contrat » ne sera donc pas rempli, je trouve pas ça normal. Enfin c’est comme ça que je vois la chose."


Si tu ne peux t'empêcher d'associer les étudiants grêvistes aux étudiants qui ne font rien, sache que je ne peux m'empêcher, en misant ça, de considérer ceux qui ne font pas grêve comme des égoïstes qui viennent à la fac en tant que consommateurs, en oubliant que nous sommes à la fois des usagers d'un service public (et non des clients) et des défenseurs de notre outil de travail...

Anonyme a dit…

Les remboursements des frais d'inscription pour rupture de contrat sont à demander à valerie.pecresse@recherche.gouv.fr.

Anonyme a dit…

Vivian, s'il vous plaît, couchez-vous un peu plus tôt.

David Charles a dit…

"Rupture de contrat" il y a et le préjudice - même mesuré exclusivement en termes financiers (l'honneur n'a pas de prix) - est considérablement supérieur au montant des seuls droits d'inscription : l'université que les étudiants ont intégrée il y a seulement cinq mois pour les plus jeunes et la profession d'enseignant à laquelle nombre d'entre eux se destinent, n'étaient sans doute pas celles que les "réformes" en cours configurent pour les années à venir.

Anonyme a dit…

interessan

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